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___________________________________________________________Titre=> RehabEcrit le=> 14 Décembre 2008 en Deux heures
Idée=> Songfic aussi. Alors, j'avoue que j'aime bien la musique de Rihanna. Cela fait longtemps que je connais Rehab, mais le fait qu'elle soit actuelle m'a poussé à faire cet Os que j'ai écrit... Bonne lecture
Chanson écoutée pendant l'écriture de L'os..Lisez avec la chanson, vousserez plus dans l'ambiance... =)
La voiture roule dans les rues de la ville. Il fait presque nuit. Je ne sais pas ce que je fais vraiment. Je fais les choses inconscieusement. Je pourrais écraser une personne là, tout de suite, je ne m'en rendrais pas compte. Mon cerveau est envahi de pensées, de souvenirs. Et cette putain de mélodie qui me tue à petit feu, comme lui. La voiture roule à toute vitesse, je quitte la ville pour aller autre part, je ne sais pas où. En fait si, je sais où je vais, je sais même très bien. Et va savoir pourquoi j'y vais ! La voiture roule encore et toujours. La musique est forte, c'est la chanson que j'ai composé et écrite.
« Baby baby
When we first met I never felt something so strong
You were like my lover and my best friend
All wrapped in one with a ribbon on it
And all of a sudden you went and left
I didn't know how to follow
It's like a shock that spun me around
And now my heart's dead
I feel so empty and hollow »
Je continue de rouler à toute vitesse, dépassant les 200 kilomètres heure. Je risque d'avoir un accident à tout instant. Ce ne serait pas plus mal. Je n'aurais plus à souffrir comme maintenant. Il a fallu qu'il entre dans ma vie comme ça, qu'il soit le choix de mon c½ur. Cet amour puissant, encore plus puissant que le premier. Je me rends compte que les gens mentent à ce sujet. Non, le premier amour n'est pas le plus fort. C'est de loin un des plus légers. Non, celui là est dévastateur, tueur. Après celui-là, tu n'en vivras plus de tels. Cet amour là te montre que c'est le dernier. Après ce sera difficile de te donner de la sorte. C'est difficile, impossible pour moi.
Ce qui fait le plus mal, c'est que la personne avec qui tu pensais avoir un futur lointain te dit d'aller voir ailleurs et qu'elle t'ait oubliée aussi facilement alors que tu fais tout pour l'oublier.
« And I'll never give myself to another the way I gave it to you
you don't even recognize the ways you hurt me, do you?
It's gonna take a miracle to bring me back
And you're the one to blame
And now I feel like... oh ! »
Oui, il faudrait un grand miracle pour oublier tout ça.
J'ai passé les 230 kilomètres heure et ma douleur n'est pas prête à partir. Je prends le paquet de cigarettes, en sort une et l'allume d'une main. Je tire une taffe je sens que mes poumons vont se déchirer mais j'en m'en fiche tout autant. Je fais out pour arrêter, c'est l'une des habitudes qu'il m'ait donné. Je ferais tout pour arrêter mais je n'y arrive pas. Je veux faire disparaître toute chose en rapport avec lui. C'est impossible. Ou suis-je trop lâche ? Je ne sais pas.
Pourquoi ? Pourquoi es-tu entré dans ma vie sans me demander la permission ?
« You're the reason why I'm thinking
I don't wanna smoke on these cigarettes no more
I guess that's what I get for wishful thinking
Should've never let you enter my door
Next time you wanna go on and leave
I should just let you go on and do it
'Cause now I'm using like I bleed »
250 Kilomètres heures. Cette vitesse n'est rien comparée à celle dont il est parti. Je n'ai pas eu le temps de comprendre. Et surtout, je ne connais toujours pas la raison. Où est-ce que j'ai foiré ?
Je me demande s'il l'a entendue cette chanson, celle qui sort à toute puissance des hauts parleurs de la voiture. A-t-il compris ? Comment a-t-il réagi ? Ça non plus je ne le saurais jamais...
« It's like I checked into rehab
And baby, you're my disease
It's like I checked into rehab
And baby, you're my disease
I gotta check into rehab
'Cause baby you're my disease
I gotta check into rehab
'Cause baby you're my disease »
Into Rehab ? Non, ça ne servirait à rien. Cette maladie est incurable, sauf si on me fait un lavage de cerveau de ces deux dernières années. Maladie, non. Dépendance. Encore pire que la drogue. Tu serais capable de te tuer si tu n'en reçois pas une dose. Ré- avoir quelque chose de lui ? Tout aussi impossible. Un an après, ma manière de penser à encore changé, ça se voit, se sent. Pendant longtemps j'ai espéré, trop espéré. Là ce n'est plus le cas. Je n'attends plus rien de lui à part une seule chose, qu'il m'enlève cette douleur et cette dépendance. C'est tout ce que je veux de toi...
Il y a aussi des choses que je comprends à présent. Des choses qui montrent que je n'étais pas si important qu'il prétendait. Je me souviens qu'il était resté quelque jours de plus après avoir annoncé qu'il arrêtait avec moi. Il ne s'est pas soucié de mes larmes, de ce que je ressentais.
« Allez, ça va s'arranger dans quelques temps, tu verras ! Tu trouveras quelqu'un d'autre ! »C'est tout ce à quoi j'ai eu droit comme consolation. Foutaises absolues. Et moi qui... qui passait des tas de nuits d'insomnies pour lui... Voila ce que j'ai eu en retour ! Et le pire, je n'arrive pas à lui en vouloir. Je suis sûr qu'il l'aurait fait pour quelqu'un d'autre. Peut-être que je ne méritais pas son affection, sa tendresse ...
« Damn, ain't it crazy when you're loveswept
You'd do anything for the one you love
'Cause anytime that you needed me I'd be there
It's like you were my favourite drug
The only problem is that you were using me
In a different way than I was using you
But now that I know it's not meant to be
I gotta go; I gotta wean myself off of you »
Non, tu n'es pas la personne à qui je dois faire confiance.
La chanson recommence. Je monte encore le son et mes larmes coulent sur les joues. Mes lèvres tremblent, je viens de finir la cigarette. La voix féminine commence à chanter mes paroles qui lui sont destinées à lui.
Je continue mon chemin. L'autoroute est vide. Normal, à l'heure qu'il est. Les gens s'amusent ou alors dorment paisiblement.
« Tu es la raison de ma tristesse
Je ne veux plus fumer ces cigarettes
Je suppose que c'est ce que je mérite pour avoir pris mes désirs pour des
réalités
Je n'aurais jamais dû te permettre de franchir le seuil de ma porte »
Je chante sans vraiment m'en apercevoir non plus. Je roule toujours plus vite. Ma voiture à l'air d'apprécier. Après tout, sa limite est de 320 kilomètres heures. Je jette un regard sur le tableau, j'y vois sa photo. Elle n'a pas quitté sa place. Je me remets à chanter en la regardant.
« Next time you wanna go on and leave
I should just let you go on and do it
'Cause now I'm using like I bleed »
J'entends un klaxon et par réflexe je relève la tête et mes yeux s'écarquillent d'effroi. Mes mains serrent le volant et j'essaie d'éviter le véhicule. Malgré mes efforts, je percute la voiture fortement et bien sûr, c'est la mienne qui part dans les airs et qui se retourne plusieurs fois. Je reste de marbre. Mon heure doit être arrivée. J'ai roulé trop vite, j'ai certainement tuée une personne ou au moins blessé, j'assume. Et la musique qui ne s'est pas arrêtée. Non, la chanson n'est pas terminée. Aïe... La vitre s'est brisée, un morceau s'est même planté dans mon bras, et je saigne. Mon t-shirt et couvert de rouge, la douleur n'est pas forte. Ce n'est pas ça qui va me tuer. La voiture est toujours dans les airs. Quand va-t-elle s'écraser sur le bitume ? J'ai la tête qui tourne, j'ai envie de vomir. Cessez cet engin ! Je sens de nouvelles larmes former une rivière sur mes joues. Je ne sais pas pourquoi je pleure, Parce que je vais infliger ma mort à ma famille ? Parce que je ne désire pas une telle mort, ou parce que je ne veux pas mourir tout court ? Je soupire et me remet à chanter et ma tête bouge au rythme de la musique, un sourire ornant mes lèvres...
Enfin, le véhicule tombe, les quatre roues sur le sol. Ma tête percute le volant. Les airbags ne se sont pas enclenchés. Je n'ai pas le temps de revenir à moi qu'une autre voiture me percute encore plus fort que la dernière fois, et ma voiture avance jusqu'à ce que le capot ne s'écrase contre la glissière de sécurité. Une douleur se répand au niveau de mes bras, mais étrangement pas aux jambes. Mes oreilles sifflent, et une envie de dormi m'envahit. Alors je ferme les yeux et attends, personne ne viendras me secourir. Je chante, toujours ces mêmes paroles et la musique ne sonnait plus... Je murmure presque les mots même si ma respiration se fait de plus en plus lente. La porte s'ouvre difficilement, je dois être en train de rêver. Surtout que le visage que je vois est le sien.
« When we first met I never felt something so strong
You were like my lover and my best friend
All wrapped in one with a ribbon on it
And all of a sudden you went and left
I didn't know how to follow
It's like a shock that spun me around
And now my heart's dead
I feel so empty and hollow »
Je continue, priant pour qu'il comprenne, et je pourrais partir, l'âme en paix.
« Mais qu'est-ce que j'ai fait ? » C'est sa voix que j'entends ...
« Oh mon Dieu Tom ! » Mon nom, c'est mon nom qu'il crie, bien que ce soit d'effroi, de surprise. Un sourire se dessine sur les lèvres et je continue de tout lui balancer à la gueule. Les mots sortent d'eux même. Si j'en avais la force, j'aurais pris ma guitare qui est à la banquette arrière et jouerais le morceau. Toute mon énergie me quitte, ma voix s'affaiblis encore plus et fini par disparaître, je ferme les yeux. C'est la fin.
[...]
Des bips dérangeants me réveillent. Je grimace.mes poumons me font toujours souffrir et ma migraine n'a toujours pas diminué. En plus de ça, ma jambe droite est aussi blessée. Je décide enfin d'ouvrir les yeux. C'est... Blanc. Tout est blanc. Bien sûr ! Je suis à l'hôpital. La télé est allumée, ''Rehab''. Elle me suivra partout cette chanson. Je bais les yeux et je le vois. Lui, assis sur une chaise en face de moi, jambes et bras croisés, un regard emplit de culpabilité. Il se pince les lèvres. On se regarde, sans gène. Enfin, pour lui. Ses yeux me transpercent il est à deux doigts de craquer, je vois déjà ses yeux s'embuer par les gouttes salées. Mais pourquoi ?
Il se met à chanter, je ne peux pas le supporter ! Je ferme fortement les yeux, priant que ce n'est qu'un foutu rêve et que je vais bientôt me réveiller vraiment dans un hôpital.
« Pourquoi ? » gémit-il. Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Je daigne de le regarder une fois de plus. De grosses larmes coulent jusqu'à son cou.
« Pourquoi hein ? Pourquoi ? ... Depuis quand un foutu androgyne se permet-il de faire souffrir un skateur au point de le tuer hein ? Depuis quand ? »
Ses pleurs deviennent bruyants.
« Pourquoi ne peux-tu pas vivre normalement ? Pourquoi suis-je entré dans ta vie
-Cause baby you're my disease... »
End...